Sauvegarder les moyens de subsistance des communautés rurales et l'environnement en Méditerranée grâce à des solutions fondées sur la nature (Mara-Mediterra)


Le département recherche et développement de la compagnie AMENHYD SPA, entreprise privée dans le secteur de l’environnement et de l’hydraulique vient de décrocher un projet de recherche dans le cadre du prestigieux programme de recherche Européen PRIMA qui regroupe 19 pays avec une stratégie commune de recherche et d’innovation pour relever les défis du changement climatique, de la croissance démographique et de la sécurité alimentaire, de la rareté de l’eau et de la surexploitation des ressources naturelles, de l’agriculture durable, de la perte de l’agro biodiversité, du renforcement du mode de vie méditerranéen : régime alimentaire, activité physique, aspects socioculturels, chaînes de valeur agroalimentaires méditerranéennes. Et dont la vision œuvre à réaliser, soutenir et promouvoir l’intégration, l’alignement et la mise en œuvre conjointe des programmes nationaux de R&I dans le cadre d’une stratégie commune de recherche et d’innovation afin de relever les divers défis liés à la pénurie d’eau, à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.

Avec une dotation de 2, 4 millions d’euros pour l’ensemble du consortium, constituée de partenaires académiques prestigieux comme l’université de Florence en Italie, la Egyptian Chinese University, Research & Innovation Center, l’université libanaise, Hellenic Agricultural Organization “DEMETER” – Soil and Water Resources Institut, Dokuz Eylul University, Engineering Faculty, Civil Engineering Department, Division of Hydraulics, Hydrology and Water Resources de Turquie ainsi que des entreprises comme Integrated Resources Management Company Ltd. (SME) de Malte, Tensor Consulting en France.

Le projet Mara- Mediterra vise à remédier à la faible adoption jusqu’à présent de solutions basées sur la nature pour lutter contre la dégradation de l’eau et des sols dans les agro-écosystèmes du pourtour méditerranéen. Le projet consiste en un ensemble de 9 pratiques agro-écologiques éprouvées et rentables et de 4 solutions d’éco-ingénierie. Ces derniers consistent en des essais sur le terrain de boisement basé sur un micro-écosystème, le développement à l’échelle du laboratoire d’un nouveau système de production primaire sous la forme d’une zone humide aquaponique, la simulation par ordinateur de la rentabilité de la création d’une barrière hydraulique pour stopper l’intrusion d’eau de mer, et d’un schéma dynamique d’allocation d’eau visant à restaurer un lac. Notre approche adoptera le concept de Living Labs, composés d’agriculteurs, de gestionnaires de l’eau et d’acteurs locaux organisés, qui seront invités à tester ces NbS dans le contexte réel de 5 points chauds touchés respectivement par la désertification, la salinisation de l’eau et du sol, la désertification du paysage rural, la dégradation de la qualité de l’eau et du sol, et la dégradation des écosystèmes naturels. Après la validation des essais à petite échelle sur le terrain et/ou en laboratoire, chacun des cinq laboratoires vivants sera invité à élaborer des plans d’action à l’aide d’un SIG participatif, tirant ainsi pleinement parti de sa connaissance des ressources en eau et en sol de la terre dont il dépend pour un revenu durable et pour le bien-être de la communauté rurale dans son ensemble. Cet outil d’aide à la décision qui, par sa nature, apporte les meilleures pratiques en matière de bonne gouvernance, complétera le développement d’un outil d’allocation dynamique de l’eau qui guidera vers un partage juste et équitable de l’eau tout en respectant le débit minimal requis pour la restauration et la préservation d’un habitat naturel de zone humide. Une troisième aide à la décision, sous la forme d’un outil de diagnostic, guidera l’évaluation quantifiée des bénéfices environnementaux,